Comment gérer l’eau
L’eau, c’est toujours un peu compliqué. Si on en emmène trop, c’est lourd. Et quand on n’en a pas assez, on a soif. Il n’est pas toujours évident de trouver le bon compromis.
En montagne, il y a souvent des petits ruisseaux ou des sources, mais pas sur les crêtes. C’est souvent là qu’on tombe en panne. Il y a un choix à faire, surtout si on sait qu’on va bivouaquer en haut et qu’on veut avoir de l’eau pour se faire un repas chaud avant de dormir.
Un jour, par exemple, j’ai fait l’effort de faire deux kilomètres et demi et deux cents mètres de dénivelé avec quatre litres dans le sac à dos. L’ascension était très raide. Heureusement pas très longue.
J’ai bivouaqué en haut et le lendemain, je savais que je ne trouverais pas d’eau avant vingt kilomètres.
J’en ai eu juste assez.
Il m’est aussi arrivé de voir des cours d’eau indiqués sur la carte et de constater en arrivant qu’ils étaient à sec. Ça fait partie des aléas du voyage.
Faire plusieurs kilomètres en plein soleil, sans eau, au mois d’août, c’est inconfortable mais c’est le genre d’épreuve qui renforce le mental et qui nous montre que nos limites, telles qu’on les imagine, peuvent toujours être repoussées beaucoup plus loin qu’on ne le pensait.
Il y a souvent des robinets dans les villages, notamment près des cimetières. Sinon, je prends de l’eau dans les sources ou les ruisseaux. J’ai toujours des pastilles de chlore au cas où, mais je les utilise rarement. Uniquement quand je prends de l’eau à proximité d’un troupeau.
Chacun fera comme il voudra.
En montagne, dans les villages, il y a aussi pas mal de fontaines, de l’eau de source captée. En général, elle est potable, enfin, je crois (?!). Souvent rien n’est précisé. Alors tant que je ne vois pas l’écriteau « eau non potable », je la bois. Il ne m’est jamais rien arrivé de grave. Je fais confiance à mon intuition et à la nature.