Écriture & Poésie
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La poésie
Putain, c’est bien chiant, à la fin, la poésie.Il faut trop cogiter pour que tout soit parfait :Les vers, les e muets, les syllabes et les rimes.Alors je fais, je défais puis encore refais.Vraiment, c’en est trop ! La poésie, ça m’déprime !Et s’il manque une seule rime, alors quelle hérésie ! Et j’te dis pas si c’est pas en alexandrins… Évidemment, il manquera toujours une virgule…Et les fleurs, les p’tits oiseaux, encore et toujoursAlors, qu’est-ce que ça peut être cucul-la-praline !Les fleurs, encore les fleurs, et puis les mots d’amour,Y a pas franchement d’quoi faire monter l’adrénalineAh non vraiment, la poésie qu’est-ce que c’est nul ! Et toi, mon pote, qu’est-ce que t’en penses, Alexandre,…
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Métronome
Bien réguliers, bien en cadence,Ses pas, sur le gravier, crissent.Le rythme, lentement, l’emmène en transe.Tranquillement, ses pensées ralentissent.Maintenant, comme une évidence,Ses mots, sur le papier, glissent. Air frais, ciel bleu, soleil, silence.Grande traversée. Immensité en solitaire.Qu’importe la direction, ses pas vont dans le sensDe ses mots. Belle escapade… salutaire !Les mots expriment, c’est leur essence.Alors, question : pourquoi les taire ? Chaque jour, ses pas, sa constance,Rythment sa vie comme le tic-tac d’un métronome.Le reste ? Il improvise en toute circonstance.Malgré les ratures, les chutes, les fausses notes,Même si c’est pas sérieux, il en a conscience,Il ne sera – jamais de la vie ! – un être aux normes.
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Pas à pas vers l’écriture
Écrivain… C’est vrai que dit comme ça, ça en jette. « Ça en jette, putain ! » pourrais-je même écrire. Parce qu’un écrivain, un vrai, c’est un homme libre. Pas quelqu’un qui écrit pour plaire. Mon style, n’est pas là pour plaire. Et encore moins à tout le monde. J’assume. C’est justement ce qui me rend libre. Entre autres… Toi, lecteur, tu es libre aussi. De refermer mon livre, d’en lire un autre, d’en écrire un, d’aller à la pêche et même – pourquoi pas, après tout – de t’avachir devant la télé… Écrivain, je m’autorise finalement à le concevoir. Comme si j’avais fait tomber une barrière. Comme si ma liberté n’avait plus…
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Le café pour les marcheurs
Parfois, on a aussi des belles surprises en randonnée, comme ici, sur le chemin de Stevenson, où des enfants ont déposé un thermos de café et des biscuits : le « café pour les marcheurs », en libre service et à prix libre. Une belle initiative qui redonne foi en l’humanité ! Merci à eux.